1. Quoi de neuf ?

dans la presse imprimée, audiovisuelle et en ligne

mardi 11 juillet 2006.
 

  • La Gazette des communes, 10 juillet 2006 : sous le titre « Droit d’auteur : Les services culturels à l’heure du numérique », la Gazette publie un dossier de trois pages sur la loi DADVSI introduit par les deux points suivants :
    • « La loi autorise les bibliothèques, services d’archives et de documentation à se passer de l’autorisation des ayants droits dans trois cas.
    • Le droit d’auteur des fonctionnaires est reconnu mais son exercice est limité. »
    Avec :
    • « Nous apportons une dimension politique à ce débat », témoignage d’Alain Rouxel, co-animateur de la commission lecture publique à la Fédération nationale des collectivités territoriales ;
    • « Nous allons poursuivre notre réflexion collective sur la société de l’information », interview de Dominique Lahary, porte-parole de l’interassociation bibliothécaires-archivistes-documentalistes.

  • Le Monde, 7 juillet 2006 : Dans son article « On achève bien le Parlement », Patrick Roger écrit : « Le texte de la [commission mixte paritaire], adopté le 30 juin, comporte pas moins de 55 nouvelles rédactions d’articles, sans pour autant que les parlementaires aient pu s’en emparer en deuxième lecture. »

  • Libération, 1er juillet 2006 : Dans « Internet : la loi sur les droits d’auteur votée dans le brouhaha », Christophe Alix écrit : « Sans surprise, seule l’UMP a voté pour la loi, et pas à l’unanimité ». Il conclut : « Le texte devra encore être validé par le Conseil constitutionnel suite à sa saisine annoncée par l’opposition. Et précisé par des décrets ».

  • Maire-Info, 30 juin 2006 (en ligne) : « Droit d’auteur : les bibliothèques et archives échappent à la loi DADVSI ».
    « Le texte exclut des droits exclusifs des auteurs et artistes-interprètes les œuvres conservées en bibliothèques publiques et services d’archives. Le texte définitif entérine ainsi un amendement de l’opposition ajoutant à la liste des exceptions au droit d’auteur "la reproduction d’une œuvre, effectuée à des fins de conservation ou destinée à préserver les conditions de sa consultation sur place par des bibliothèques accessibles au public, des musées ou par des services d’archives, sous réserve que ceux-ci ne recherchent aucun avantage économique ou commercial" (art. 1er, 8°).
    Pour sa part, le gouvernement avait proposé un amendement modifiant cette liste. Mais s’agissant des bibliothèques, la rédaction en était beaucoup plus restrictive : l’exception portait en effet sur "les copies effectuées par une bibliothèque ou un service d’archives accessible au public, d’oeuvres protégées appartenant à leurs collections, lorsque le support sur lequel est fixée l’oeuvre n’est plus disponible à la vente ou que le format de lecture est devenu obsolète". »

  • AFP, 30 juin 2006 : Une dépêche de l’AFP intitulée « Adoption définitive du projet de loi sur le droit d’auteur » est publiée par Métro France et Voila tandis que Netéco et TF1-LCI publient leur propre article.

  • Livres-Hebdo, 30 juin 2006 : dans son article intitulé « Dadvsi : la CMP a voté un texte de compromis » et et surtitré « La commission mixte paritaire limite les portées de l’exception pédagogique », Laurence Santonios précise : « La version amendée par la commission limite un peu l’exception pédagogique, en prenant en compte quelques unes des propositions du Syndicat national de l’édition ». L’expression « un peu » apparaît ici comme un euphémisme.

  • 22-24 juin : La presse évoque en termes généraux le texte adopté par la commission mixte paritaire :
    • Le Monde, 24 juin 2006 : « Compromis sur les droits d’auteur », par Nicole Vulser : « Pas moins de cinquante-cinq propositions de nouvelles rédactions des articles ont été adoptées ».
    • Le Figaro, 23 juin 2006 : « Droit d’auteur : fin de négociations laborieuses », par Paule Gonzalès : « Le ministre de la Culture a conscience que les évolutions technologiques et les modes de consommation des industries culturelles impliqueront de revenir très vite sur les principes actés hier ».
    • Le Monde informatique, 23 juin 2006 : « DADVSI : la CMP aboutit à un compromis très en recul sur le texte initial » : « Le compromis négocié par la CMP apporte peu de modifications au texte tel qu’amendé par le Sénat. Il précise néanmoins que l’interopérabilité des mesures de protection des contenus devra être "effective" et pas simplement possible. Les litiges relatifs à cette question seront traités par une autorité de régulation, dotée de pouvoirs d’injonction et de sanction pécuniaire. Mais cette autorité ne pourra pas être saisie par les consommateurs ou les associations de consommateurs, contrairement à ce que l’Assemblée nationale proposait à l’origine : seules les entreprises pourront la saisir ».
    • 01net, 22 juin 2006 : « Les consommateurs, grands perdants de la loi sur le droit d’auteur » : « Pas moins de cinquante-cinq propositions de nouvelles rédactions des articles ont été adoptées ». « "Ce compromis est en réalité une coquille vide", explique Cédric Musso, chargé des relations institutionnelles à UFC-Que Choisir. Pour l’association de défense des intérêts des consommateurs, "l’interopérabilité sort en lambeaux de la commission mixte paritaire à la seule satisfaction des industriels, en particulier Apple qui refuse toute ouverture de son iPod" ».
    • L’informaticien, 22 juin 2006 : « DADVSI : Et mettez-moi une Autorité de plus, une...  » : « [...] les élus socialistes se sont retirés dès la mi-journée après avoir découvert pas moins de 55 nouveaux amendements glissés dans le nouveau texte par les rapporteurs Christian Vanneste (député UMP) et Michel Thiollière (sénateur RDSE). Ces modifications ne leur avaient pas été communiquées au préalable. [...] Les élus de la majorité membres de la Commission mixte ont donc validé le texte qui sera soumis à un dernier vote en catimini le 30 juin prochain, lors des ultimes séances de l’Assemblée et du Sénat, juste avant la trêve des vacances. »

  • France-Culture, 19-23 juin 2006 : « Le droit des auteurs », émission Les chemins de la connaissance. 19 juin : Bernard Edelman. avocat, spécialiste de la propriété littéraire et du droit d’auteur. 20 juin : Roger Chartier. Historien du livre et de la lecture, directeur d’études à l’EHESS. 21 juin : Pierre-Yves Gautier, professeur de droit à l’Université Panthéon-Assas. 22 juin : Laurent Pfister. professeur à l’Université de Versailles. 23 juin : François Taillandier. Romancier, président de la Société des gens de lettre. Archives écoutables sur Internet.

  • Libération, 18 mai 2006 : Dans son article intitulé « Les aveugles sont rois : Le projet de loi sur le droit d’auteur reste un vaste embrouillamini », Ange-Dominique Bouzet écrit : « Les bibliothèques, les musées et les services d’archives, en tout cas, ont d’ores et déjà poussé leur avantage sur le papier. Tous ces organismes ont explicitement gagné le droit de procéder librement à la reproduction des livres, pourvu que ce soit « à des fins de conservation » ou pour « préserver les conditions de la consultation sur place ». Elle ajoute : « Enfin, une exception pédagogique est désormais acquise, moyennant rémunération, et avec un mécanisme à retardement : il est stipulé, en effet, qu’elle ne devrait intervenir qu’à partir de 2009, date à laquelle elle prendra le relais des accords récemment signés entre l’édition et les ministères de l’Education et de la Culture. » Elle conclut : « Remarquablement absent de la mêlée des lobbyings, et manifestement dépassé par les événements, le SNE, pour l’heure, en est encore à scruter ses interrogations. »

  • Réseaux et Télécoms, 13 mai 2006 : Dans son article intitulé « Les Sénateurs trucident le patrimoine culturel privé », Marc Olanié écrit : « C’est donc décidé, il ne sera désormais bientôt plus légalement possible d’acquérir un contenu -la jouissance d’une oeuvre-. Désormais, il faudra acheter un support dont la perennité se situe entre 1 et 20 ans grand maximum. »

  • Livres-Hebdo, 12 mai 2006 : Dans son article intitulé « Loi Dadvsi : les sénateurs ménagent la chèvre et le chou », Laurence Santantonios, après avoir le point sur les travaux du Sénat, signale que « l’interassociation de bibliothécaires, archivistes et documentalistes [répète] qu’ils ne sont pas "des anges disséminateurs", comme le laissait entendre Paul Otchakovsky-Laurens dans sa tribune du Monde du 28 avril intitulée "Des auteurs en voie de disparition". »

  • La Gazette des communes (brèves d’actualité), 11 mai 2006 : « Droit d’auteur : les sénateurs ont renforcé les exceptions votées par les députés  » par Christine Girard. « Mission accomplie pour les douze associations professionnelles réunies au sein de l’interassociation "Bibliothèques-archives-documentation", qui auront finalement réussi à gagner les parlementaires à leurs arguments en faveur d’exceptions au droit d’auteur pour les services culturels publics », peut-on y lire, ainsi que cette annonce : « L’interassociation compte maintenant élaborer un texte "de nature déontologique", pour énoncer "les usages raisonnables" en matière de ressources numériques, afin de concilier respect du droit d’auteur et accès à la culture et à la connaissance. »

  • AFP, 8 mai 2006 : Manifestation à Paris contre le projet de loi sur le droit d’auteur

    "Plusieurs centaines de personnes, 800 selon les organisateurs, 300 selon la police, ont manifesté dimanche après-midi à Paris contre le projet de loi sur le droit d’auteur (DADVSI) sur internet, examiné depuis jeudi au Sénat.

    Opposés au "verrouillage numérique des oeuvres culturelles" et défendant notamment "le droit à la copie privée", les manifestants étaient rassemblés à l’appel d’une quarantaine d’organisations, dont l’Association des audionautes, l’Association francophone des utilisateurs de Linux et des logiciels libres (AFUL) et l’interassociation Archives-Bibliothèques-Documentation [...] ""Etant donné que le texte ne sera pas voté dans les mêmes termes au Sénat, je rappelle au ministre de la Culture qu’il s’était engagé à ce qu’il puisse y avoir une seconde lecture à l’Assemblée", a déclaré Martine Billard à l’AFP.
    Précisons que l’interassociation n’a pas en tant que telle appelé a la manifestation mais que six associations membres lui ont adressé une lettre dans la quelle elles « [saluent leur] action qui va dans le sens de l’accès et du partage de la culture et de l’information » et « [attirent] l’attention sur les dangers qui peuvent présenter les mesures techniques de protection pour un usage normal des œuvres, mais aussi pour l’exercice des missions des bibliothèques. »

  • Livres-Hebdo, 5 mai 2006 : Dans son article intitulé « Les sénateurs aux petits soins pour l’enseignement et les bibliothèques » publié en page 9, Laurence Santantonios cite des propos tenus par le rapporteur Michel Thiollière lors de sa conférence de presse du 2 mai :
    -  « Selon lui, [l’]exception pour l’enseignement et la recherche] permettra de légaliser des usages "en cours depuis des lustres" et de rémunérer les auteurs, ce qui n’était pas le cas auparavant. "Nous voulons rassurer les créateurs tout en assurant l’accès des connaissances à tous." »
    -  [A propos de l’exception de reproduction pour conservaiton et communication sur place] « "Si une bibliothèque possède des oeuvres sur vidéo qu’elle veut reproduire sur DVD par souci de conservation, elle doit avoir le droit de le faire, c’est dans sa mission, [...] il faut aussi qu’elle puisse mettre ces copies à disposition du public, comme celles d’autres œuvres archivées et anciennes." »

  • Le Monde, 4 mai 2006 : Dans son article intitulé « Le projet de loi sur le droit d’auteur en débat au Sénat », Nicole Vulser écrit : « La commission [des affaires culturelles du Sénat] s’est attachée à réduire les exceptions au droit d’auteur, en maintenant toutefois celles adoptées en faveur des bibliothèques, des musées et des archives et en instituant une nouvelle exception, fortement réclamée par les enseignants, en faveur de la recherche et de l’enseignement. »

  • TF1-LCI, 2 mai 2006 : Dans l’article « Le DADVSI débarque au Sénat », on lit notammen : « Les sénateurs [...] ont élargi les exceptions pour copie privée en faveur de l’enseignement, de la recherche et des bibliothèques, suscitant l’inquiétude de nombreux auteurs. »

  • La lettre de la société : Bulletin de la Société des gens de lettres n°17, avril-mai 2006 : Dans son éditorial intitulé « Droits sur Internet : le pire est évité, et après ? » Alain Absire, président de la SGDL, dit « merci à celles et ceux [...] qui ont signé notre pétition commune avec le Syndicat national de l’edition [...] Au moins, avons-nous ainsi évité le pire : le vote de la licence globale instituant, sans notre accord, le téléchargement de toutes nos oeuvres protégées contre la licence globale. »

    Il affirme : « Autant nous sommes convaincus qu’il est souhaitable que les bibliothèques numérisent nos livres à fin de conservation et de consultation sur place, autant nous ne pouvons accepter que cette exception implique, sans reversement du moindre euro de rémunération, le libre usage de nos livres à distance. En outre, une telle pratique remettrait en cause le Droit de prêt que nous venons d’obtenir, et dont l’objectif est de renforcer tous les maillons de la chaîne du livre. »

    Il poursuit : « De la même manière, nous avons rappelé aux sénateurs qu’à l’issue de deux années de négociations, un protocole vient d’être signé avec l’Éducation nationale, encadrant équitablement la numérisation et la diffusion d’extraits de nos livres à fin d’illustration pédagogique dans les écoles, collèges, lycées et universités. Or cet accord est incompatible avec la mise en oeuvre de l’exception supplémentaire que certains réclament, avec là aussi le risque de nous priver de nos droits légitimes. »

    Il conclut : « Internet est une chance unique pour la survie de nos livres, à la condition que les principes qui fondent notre droit d’auteur soient respectés. C’est sur ces bases, et forte de votre soutien, que la Société des Gens de Lettres pèse sans relâche sur le débat en cours... »

  • www.lemonde.fr, 29 avril 2006 : En réaction à la tribune libre de P.O.L., un lecteur (non identifié) du Monde a envoyé le commentaire suivant, publié sur le site www.lemonde.fr en regard de la tribune :
    Invraissemblable. Le texte de POL est un tissu d’a peu près, d’anathèmes, de contre verités. Venant d’un éditeur éminemment respecté et dont l’édition est soutenue sans relache par des centaines de bibliothèques à qui il doit de pouvoir publier des livres difficiles, les bras m’en tombent. Je viens d’une ville de 30 000 hts où JAMAIS, on ne trouve un P.O.L. en librairie,alors que des dizaines de titres sont proposés à la bibliothèque. Cela s’appelle mordre la main qui vous nourrit.

  • Le Monde, 28 avril 2006 : Dans une tribune libre intitulée Des auteurs en voie de disparition, l’éditeur Paul Otchakovsky-Laurens, déclarant que « l’angélisme, ou l’insouciance, ne sont plus de mise », s’élève contre l’exception en faveur des personnes handicapées au motif que « les aveugles seraient rejoints par les déficients moteurs, psychiques ou auditifs, portant le nombre des bénéficiaires de l’exception à plus de deux millions de personnes ». Il affirme que la mention des « bibliothèques, archives, centres de documentation et espaces culturels multimédias [...] ne peut qu’aboutir à une dissémination incontrôlable des textes ainsi numérisés ».

    Il poursuit : « La Commission reconnaît également aux bibliothèques le droit de procéder à des reproductions à des fins de consultation sur place, sans aucune limitation de support, créant ainsi une sous-édition pour les salles de lecture. Les bibliothèques et l’Association des maires de France tenteraient-elles, par ce biais, d’échapper au droit de prêt ? »

    Il affirme « [qu’]en étendant l’exception au droit d’auteur à tous les établissements d’enseignement et de recherche, aux grandes écoles et aux instituts d’administration, en élargissant le droit de citation aux extraits et courtes oeuvres, c’est un véritable "domaine public instantané" que l’on tente de mettre en place. Ainsi, bientôt, des millions de personnes n’auront plus de raisons d’acheter des livres. »

    Il accuse « la commission [des affaires culturelles du Sénat] de prôner la licence légale, c’est-à-dire la rémunération forfaitaire, pour l’exception pédagogique (utilisation de textes du domaine privé à des fins pédagogiques), au mépris des accords passés récemment entre l’éducation nationale et les représentants des ayants droit. Parfait ! L’auteur ne sera donc pas rémunéré à proportion de l’utilisation qui est faite de son oeuvre. Beaumarchais, reviens !, ils sont devenus fous ! »

    Ce texte particulièrement violent, pétri d’inexactitudes et de procès d’intentions, venant d’un éditeur infiniment respecté par tous les bibliothécaires, et dont la production éditoriale a toujours été soutenue par les bibliothèques, appelle une réponse publique. (Une tribune en réponse intitulée « Nous ne sommes pas des anges disséminateurs », refusée par Le Monde, a été publiée sur ce site).

  • Livres-Hebdo, 21 avril 2006 : Sous le titre « Le droit d’auteur à l’épreuve du Sénat », Hervé Hugueny préqente les amendements proposés par la commission des affaires culturelles du Sénat. Il conclut : « Le ministrede la culture confirme son opposition résolue à toute exception supplémentaire. Toutefois, au cours des débats sur cette loi pendant les derniers mois, il s’est déjàfaitdéborder par les parlementaires. Resteque, pour être adoptée, la loi Dadvsi devra être adoptée in fine dans les mêmes termes par la Chambre des députés et par le Sénat. Toute disposition nouvelle du Sénat ouvrirait donc un nouveau round de discussions entre les deux assemblées et avec le gouvernement. »

  • Maires et présidents de communautés de France, avril 2006 : Sous le titre « Droit d’auteur et bibliothèques dans le feu de l’actualité », la revue de l’Association des Maires de France publie une tribune de Dominique Roullet, adjoint au maire d’Issoudun et vice-président de la région Centre. Celui-ci y explique « pourquoi pourquoi l’Association des Maires de France, la Fédération nationale des Collectivités Territoriales pour la Culture et l’Interassociation Archives-Bibliothèques-Documentation, qui regroupe douze associations professionnelles, ont de concert souhaité que des amendements conformes à la lettre et à l’esprit de la directive européenne puissent être adoptées. » Il conclut : « Il appartient à la loi de reconnaître les missions légitimes des bibliothèques et espaces publics numériques et de permettre aux collectivités locales de les développer sans charges excessives ni devoir négocier chacune pied à pied des contrats dont les clauses pourraient devenir de plus en plus complexes. »

  • Livres-Hebdo, 7 avril 2006 : Sous le titre « Loi DADVSI : La mobilisation se poursuit », Laurence Santantonios écrit : « l’interassociation Archives- Bibliothèques-Documentation, qui a rencontré le SNE au ministère de la Culture le 3 avril, poursuit son action pour l’adoption d’exceptions ». Elle résume ensuite le communiqué de presse du 29 mars de l’interassociation.

  • Le Monde, 26-27 mars 2006 : En première page, l’article Téléchargement : 90 jours de cafouillages commence par ces mots : « Le vote par les députés, mardi 21 mars, de la loi visant à lutter contre le piratage sur Internet des musiques et des films ». A l’intérieur, un grand article, Téléchargement, l’invraisemblable cafouillage, qui revient sur l’ensemble des débats... vus du seul point de vue annoncé. Rien sur la copie privée, les logiciels libres, les bibliothèques...

  • Livres-Hebdo, 24 mars 2006 : Dans « Une exception au droit d’auteur pour la BNF », Laurence Santantonios met l’accent sur un aspect positif du projet de loi, adopté sans discussion et qui n’a guère été d^souligné dans la presse : « les organismes chargés du dépôt légal, en l’occurrence la Bibliothèque nationale de France et l’Institut national audiovisuel bénéficient d’une exception au droit d’auteur pour la consultation de l’œuvre sur place par des chercheurs accrédités et la reproduction d’une œuvre sur tout support lorsque cette reproduction est nécessaire à la collecte à la conservation et à la consultation sur place. [...] Par ailleurs, le projet de loi étend le champ du dépôt légal aux sites Internet ». L’article signale par ailleurs que « le Syndicat national de l’édition, qui s’est réjoui du retrait de la licence globale légalisant le téléchargement, s’inquiète de l’exception accordée aux bibliothèques qui leur permet de faire des copies numériques pour sauvegarde et conservation . Serge Eyrolles, son président, demandé à rencontrer l’interassociation Archives-bibliothèques-documentation au ministère de la Culture ».

  • France-Inter, 21 mars 2006 : L’émission Le téléphone sonne était consacrée au thème suivant : « Avec Internet et la numérisation de l’écrit, quel avenir pour le livre et le patrimoine culturel ?  » et réunissait Jean-Noël Jeanneney, Historien, Président de la Bibliothèque Nationale de France, François Gèze, Directeur Général des Editions La Découverte, Lucien-Xavier Polastron, qui vient de publier La grande numérisation... Y a-t-il une pensée après le papier ?. Ce dernier a évoqué les exceptions en faveur des bibliothèques pour regretter que toutes n’aient pas été adoptées pat les députés.

  • Le Monde, 17 mars 2006 : L’article « Les députés restreignent la copie privée » commence par ces mots : « La loi sur les droits d’auteur dans l’économie numérique [...] ». Exemple parmi bien d’autres d’une présentation tronquée du projet de loi qui aura pris la partie pour le tout : l’économie, l’internet, la musique, le peer-to-peer, autant d’angles d’attaque partiels dont aucun ne peut à lui seul rendre compte de l’ensemble des enjeux. Les archivistes, bibliothécaires et documentalistes n’auront pas été les seuls à déplorer cette mise en scène tronquée.

  • Znet.fr, 15 mars 2006 : Serge Eyrolles, syndicat national de l’édition : « Quel modèle économique pour la bibliothèque en ligne européenne ? », propos recueillis par Par Estelle Dumout. Le Président du Syndicat national de l’édition déclare notamment : « Une [...] exception vise les bibliothèques, et là aussi, il reste des points à trancher. Nous sommes tout à fait d’accord pour qu’une exception à des fins de conservation et de sauvegarde existe, cela va même dans l’intérêt des éditeurs et des auteurs. Mais il n’est pas question de mettre en accès gratuit sur l’internet nos oeuvres numériques, alors qu’on est en train de se battre contre les initiatives de Google. ». Rappelons qu’il n’a jamais été question pour l’Interassociation Archives-Bibliothèques-Documentation de procéder à une telle dissémination sans contrôle et que ses positions sont clairement exprimées dans le document Pour une solution équilibrée.

  • Rezo.net : Le site Rezo.net propose un dossier DADVSI régulièrement mis à jour.

  • La Tribune, 10 mars 2006 : Droit d’auteur : un débat à désespérer de la démocratie par Isabelle Repiton. Extrait : « Le gouvernement aurait pu se contenter d’en revenir à la lettre de son premier texte. Au lieu de quoi, il l’alourdit, le complique [...], [multiplie] les cas d’expropriation au nom de l’accès à la culture pour les bibliothèques, les centres d’archives, les handicapés. Autant de causes indiscutables mais pour lesquelles il instaure d’affolantes usines à gaz, comme un second dépôt des oeuvres numérique pour les associations d’handicapés, qui fait hurler le monde de l’édition de livres, restée jusqu’alors à l’écart du débat. »

  • Libération, 9 mars 2006 : Eyrolles flippe : à l’Assemblée, le gouvernement joue un sale tour aux éditeurs par Ange-Dominique Bouzet. Faisant état des « pressions intensives déployées par le monde des bibliothèques et de la recherche », l’auteur de l’article recueille les propos de Serge Eyrolles, président du Syndicat national de l’édition, quis’indigne d’un amendement du gouvernement qui prévoit que « les bibliothèques et les services d’archives pourront librement retranscrire tous les oeuvres de leurs collections qui ne sont plus disponibles à la vente ». Il conclut : « le principe du droit d’auteur lui-même ne peut pas être remis en cause. Sans ça, c’est notre mort. » Signalons que pour sa part l’Interassociation Archives-Bibliothèques-Documentation n’a jamais remis en cause « le principe du droit d’auteur lui-même ».

  • Recueil Dalloz, 9 mars 2006 : Le Recueil Dalloz daté du 9 mars 2006 publie une tribune signée par Yannick Vallée, Vice-Président de la CPU (Conférence des présidents d’université), Bernard Beigner, Doyen de la faculté de droit de Toulouse, Marie-Dominique Heusse, Présidente de l’ADBU, Anne Magnaudet-Barthe, conservateur à la Bibliothèque universitaire de la Sorbonne et Emmanuel Tricoire, avocat et maitre de conférence à l’université de Toulouse.

    Cette tribune dénonce les effets de l’inexistence d’une exception au droit d’auteur pour les activités des bibliothèques et les activités d’enseignement et de recherche. Mais elle aborde également les limites d’une exception de de citation reduite à une portion congrue et qui ne permettrait plus de faire apprendre et dire des récitations en cours, de citer des auteurs dans un cours sans paiement de droit. In fine, elle s’interroge sur les risques pour des BU qui, faute de moyens, ne pourraient assurer l’accès à la pluralité des sources d’informations essentielles dans chaque discipline enseignée dans les établissements auxquels elles sont rattachées.

  • Echanges n°59, novembre-décembre 2005 : Ce numéro de la lettre de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture, paru en janvier 2006, comporte un dossier « Droit d’auteur » comprenant les articles suivants : « La démocratie culturelle à l’heure d’Internet », « Les droits d’auteur : un équilibre remis en cause », « Dominique Lahary : "nous ne voulons pas négocier l’évidence" »(interview) et « Les artistes se réunissent à Cabourg ».

  • Libération, 18 février 2006  : Sous le titre Droits d’auteur, exit les lobbies rend compte de l’ouvrage La Guerre des copyrights d’Emmanuel Pierrat (Fayard, 2006), lequel « plaide pour un retour aux sources de la propriété intellectuelle, où droit « de » la culture et droit « à » la culture ».

  • www.hautetfort.com, 20 janvier 2006  : DADVSI : Pour l’exception pédagogique , lettre à tous les députés UMP et UDF par Yves Hulot, professeur certifié d’éducation musicale, TZR académie de Paris, ancien chargé d’études au DEP du ministère de la culture

  • Documental.com, non daté, janvier ou février 2006 : Loi DADVSI : les arguments de la controverse . Extrait : « [...] Mais d’autres milieux sont aussi menacés : ceux de l’enseignement, de la recherche, des bibliothèques, des centres de documentationetdes services d’archive Le projet de loi DADVSI ne prévoit pas de dérogation concernant le droit à la copie pour tous ces univers directement liés à l’accès à la culture qui, pour le coup, pourraient entrer dans l’illégalité et devraient tout simplementfermer leur porte. »

  • Alternatives économiques, février 2006 : Droits d’auteur : le peer to peer contre-attaque par Marc Chevallier. Extrait : « [...] le projet de loi français [...] ne reprenait notamment pas la possibilité d’exception pour la recherche scientifique ou les bibliothèques publiques, pourtant jugées essentielles à la circulation des connaissances. »

  • Rubrique en ligne Tour de toile du Bulletin des bibliothèques de France, 12-24 janvier 2006 : Projet de loi DADVSI, avec de nombreux liens.

  • Le Monde diplomatique, février 2006 : Dans son texte « Quand la gratuité bouleverse la culture », Philippe Aigrain écrit :« Le ministre, Renaud Donnedieu de Vabres, en refusant la création d’exceptions pour la recherche et l’enseignement ou pour les bibliothèques, condamne les programmes de numérisation d’archives éducatives ou culturelles - dans lesquelles on a pourtant investi plusieurs dizaines de millions d’euros depuis vingt ans. Le Parlement l’a suivi en rejetant les amendements qui prévoyaient ces exceptions, bien qu’elles soient dûment autorisées par la directive [européenne] qu’il s’agit de transposer. Voilà le vote qui devrait susciter des éditoriaux indignés des ténorsde la culture... mais silence radio. Heureusement, face au « ministère des lobbies », un tissu très riche de citoyens et d’acteurs culturels défend une vision plus ambitieuse pour la culture. »

  • Captaindoc, janvier 2006 (mis en ligne le 2 février) : La diffusion du savoir est d’intérêt public" , interview de Dominique Lahary, vice-Président de l’ADBDP, sur l’action et le point de vue de l’Interassociation Archives-Bibliothèques-Documentation.

  • Libération, 28 janvier 2006 :Dansson texte « Créatifs hyperactifs » paru pour la première fois en anglais dans le FinancialTimes, le juriste américain Lawrence Lessig, créateur des Creative Commons, écrit : « dans le monde numérique, étant donné que toute utilisation d’une oeuvre passe techniquementpar une copie de celle-ci, elle requiert en principe l’autorisation du détenteur des droits. Ainsi, au fur et à mesure que la technologie permet de mieux contrôler l’utilisation des contenus, la loi vient à l’appui de ce contrôle. » Voilà très exactement pourquoi l’Interassociation Archivistes-Bibliothécaires-Documentalistes demande que la loi permette, par des exceptions au droit d’auteur, ce qui jusque là allait de soi.

  • Livres-Hebdo, 20 janvier 2006 : La Dadvsi : le ministrerevoit son projet, parLaurenceSantantonios. "Au ministère de la culture on assure que l’on examine de près les amendements concernant les bibliothèquespubliquesquidemandent des dérogations en tant qu’établissements de diffusion culturelle."

  • Livres-Hebdo, 13 janvier 2006 : La France patauge dans le droit d’auteur, par Laurence Santantonios. Aborde laquestiondes bibliothèques.

  • Le Monde, 13 janvier 2006 : La science, c’est aussi de la culture, tribune libre par Pierre Baruch, physicien, Franck Laloë, physicien, Françoise Praderie, astronome, pour défendre l’exception "enseignement et recherche"

  • Multitudes, 4 janvier 2006 : Ou en est-on dudébatsur les droits intellectuels et Internet ? par Philippe Aigrain. On peut y lire : « Parmi les enjeux fondamentaux, il y a celui des droits qui méritent protection contre les abus des restrictions d’accès. Oui, la recherche, l’enseignement, la citation pour tous les médias y compris audiovisuels et dans les proportions nécessaires à l’usage qu’on en fait, les besoins des handicapés, la mise à disposition par les bibliothèques, tout cela mérite d’être délivré des restrictions sans avoir à mendier une permission. En termes de droits intellectuels, cela s’appelle des exceptions. Où êtes-vous beaux esprits de la culture pour les réclamer ? Heureusement parmi les 142000 signataires de la pétition eucd.info, des dizaines de milliers d’artistes, de techniciens, d’archivistes et de professions culturelles montrent que les générations qui suivent sauront nous faire respirer dès votre retraite. »



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